Un cimetière très spécial. Il est un résidu historique de l'époque ancienne, puisque lié à l'église du village. Depuis, il a été fermé aux enterrements et les pierres ont vieilli jusqu'à devenir illisible. En quelque sorte, c'est un vestige de nos anciens dans un territoire restreint. Un endroit particulièrement marquant par sa symbolique.
Ancien cimetière templier et hospitalier
Cimetière · La Couvertoirade (12)
À propos de Ancien cimetière templier et hospitalier
Ancien cimetière templier et hospitalier est un établissement de la catégorie « Cimetière » situé à La Couvertoirade (12230). Retrouvez sur cette page ses coordonnées, ses horaires d'ouverture, ses avis clients et l'itinéraire pour vous y rendre.
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Un cimetière intrigant et impressionnant, mais pas celui qu'il semblait être… Partout en France, la tradition voulait que les cimetières soient construits près des églises. Cette tradition a perduré jusqu'au XIXe siècle, où, pour des raisons sanitaires, il a été décidé de construire de nouveaux cimetières hors des villes. Le cimetière de La Couvertoirade, jouxtant l'église actuelle, ne fait pas exception à cette règle. En 1883, il fut abandonné au profit d'un nouveau terrain situé hors des murs, donné en 1879 par M. Rouquette. On peut encore y voir quelques tombes du XIXe siècle. La dernière personne qui y a été inhumée est décédée lors d'une épidémie de typhoïde meurtrière. Depuis les années 1980, le cimetière a été transformé en une exposition à ciel ouvert de pierres tombales discoïdes. Celles présentées ici sont des moulages. Les véritables pierres tombales sont conservées au Musée de lapidairerie de Lodève. Ces onze pierres tombales ne marquent pas des sépultures templières, contrairement à ce que l'on pourrait croire. Ces stèles ont été découvertes dans les villages environnants et rassemblées ici par l'association des Amis de La Couvertoirade afin d'être présentées aux visiteurs. La stèle discoïdale est un monument monolithique (une seule pierre) à surface pleine et non évidée (contrairement aux croix celtiques), composé d'une base surmontée d'un disque. Ce disque est généralement orné sur ses deux faces. Ces stèles servaient principalement à signaler la présence d'une sépulture et à commémorer la famille qui y était inhumée. Elles pouvaient aussi parfois marquer des limites territoriales ou des carrefours, dans un contexte de réutilisation. La grande majorité porte une croix. Les croix grecques, les croix bifurquées, les croix à plumes et les croix pattées sont les plus courantes. Pour les historiens, les stèles discoïdales semblent avoir été un élément permanent du paysage urbain entre l'époque gallo-romaine et la fin du XVIIIe siècle. On en trouve dans toute l'Europe, de l'Irlande au Pays basque, en passant par l'Allemagne. Les stèles exposées dans l'ancien cimetière portent la croix entière sur une face et parfois la fleur de lys sur l'autre. Symbole du culte solaire pour certains, de la christianisation pour d'autres, toutes les hypothèses ont été avancées. Le fait est que le type de pierre qui semble le plus ancien est le disque plein portant une croix inscrite dans un cercle sur l'une de ses faces. On retrouve ce même type de pierre dans les cimetières basques, mais aussi dans l'ancienne Irlande celtibère. De même, la croix mycénienne, à l'origine de la croix grecque, est attestée en Crète au XVe siècle avant J.-C. Sur le mur des remparts qui coupe l'ancien cimetière en deux… Ah ! Un petit rappel : lorsque vint le moment de construire la partie des remparts qui divise l'ancien cimetière en deux, une requête fut adressée à l'évêque de Vabres afin d'obtenir l'autorisation de construire sur ce lieu sacré et, le 28 juillet 1445, l'autorisation fut accordée aux habitants de La Couvertoirade et de La Cavalerie d'ériger leurs fortifications sur le cimetière. On peut encore voir l'un des escaliers d'accès d'origine permettant de monter aux remparts. Il leur fallait des pieds robustes pour grimper ainsi, armés de leurs arbalètes ! Aujourd'hui, pour notre plus grand confort, l'escalier d'accès aux remparts se trouve dans l'ancienne tour de la maison de La Scipione…